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LA RÉINTÉGRATION DE L’ÂME


Je ne suis plus celle que j'étais à 33 ans et ce, à tous les points de vue.  Je revois l'image d'une femme malheureuse, recroquevillée sur elle-même, souffrant dans son corps physique, mais aussi dans son âme.  J'étais surprise de voir que je pouvais encore pleurer tellement les larmes avaient coulé maintes fois sur mon visage.  Je passais une grande partie de mes journées couchée à ne rien faire, me laissant aller dans la déprime.  Je ne savais pas ce que je faisais ici et je ne savais pas quoi faire de ma vie.  J'avais un mari, deux enfants, une maison, mais je n'en étais pas plus heureuse pour autant.  Il y avait un vide sans fond à l'intérieur de moi et tout ce que je possédais ne suffisait pas à combler ce vide. 


Durant ces années, j'avais toujours l'impression qu'il me manquait quelque chose pour être heureuse.  J'avais le désir de vivre ma vie en étant en paix avec moi-même et en ressentant la joie de vivre, mais j'en étais incapable.  En fait, mon âme n'était pas intégrée totalement dans mon corps physique. Quelquefois, elle intégrait mon corps physique, mais simplement la moitié, ce qui m'occasionnait un mal de vivre.  D'autre fois, elle me quittait, non pas pour s'en aller (dans un tel cas, c’est la mort du corps physique), mais pour rester à côté de moi.  Dans ces moments, je ressentais un grand vide intérieur, une solitude insupportable.  J'avais le goût de m'allonger par terre et de crier ma souffrance tellement elle était vive.  Il n'y a pas plus pire douleur que celle de ressentir l'absence de l'âme. 


Déjà toute petite, j'avais ressenti une solitude intérieure que je ne comprenais pas.  À l'adolescence, cette solitude avait pris de l'ampleur et avait continué à progresser jusqu'à ce que j'aie des problèmes de santé.  Lorsque je n'en pouvais plus, je me cachais au fond de la garde-robe de ma chambre, sans lumière, la porte fermée.  Je pouvais y rester pendant des heures.  C'était la façon que j'avais trouvé pour disparaître et retourner en arrière au moment où j'étais dans le ventre de ma mère. 


J'ai dû attendre de nombreuses années pour comprendre les raisons de ce vide intérieur:  mon âme n’était pas complètement intégrée dans mon corps physique.


Lorsque notre âme n'est pas complètement intégrée dans notre corps physique, nous ne pouvons pas apprécier cette vie, car nous ne pouvons pas la vivre entièrement.  Lorsque notre âme est bien intégrée dans notre corps physique, nous pouvons comprendre et accepter qui nous sommes, vivre notre vie dans son entièreté et permettre à notre mental de se reposer:  il est fort en action lorsque l’âme n’est pas complètement intégrée, car il essaie de compenser l’absence de l’âme; on se pose sans cesse des questions!


Heureusement, il existe un rituel de réintégration de l'âme que les thérapeutes en guérison spirituelle angélique, dont je fais partie, sont en mesure d'effectuer.  L'intervenant invite l'âme à entrer dans le corps physique par le chakra de la couronne en dialoguant intérieurement avec elle.  Progressivement, l'âme descend dans le corps physique dans le canal de lumière pendant que le sujet respire profondément.  C'est un très grand passage pour l'âme, car ce processus est aussi exigeant qu'une naissance. 


Personnellement, j'ai vécu deux fois cette renaissance.  Je me souviens qu'à la toute première fois, j'ai eu peur que mon âme décide de ne pas continuer le processus de réintégration et qu'elle fasse demi-tour parce qu'elle avait hésité longtemps au chakra du coeur.  Ce que je ne savais pas, c'est qu'une fois l'intervention entreprise, elle se doit d'être terminée.  Ainsi, la patience fut de mise.  Lorsque l'intégration fut complétée, je fus prise de frissons incontrôlables.  L'intervenant et ses assistants m'ont réchauffée à l'aide de couvertures chaudes et nous avons discuté chaleureusement pendant une bonne heure.  Ce fut un des plus beaux moments de ma vie.  Je m'étais redonnée la vie sur ce plan terrestre.


Six mois plus tard, j'ai dû avoir, à nouveau, une réintégration de l'âme, car celle-ci n'était plus intégrée complètement dans mon corps physique depuis un bon moment déjà.  Je n'avais pas réussi à garder le contact avec mon âme parce que j'avais eu peur d'échanger avec elle.  Tout le long de cette seconde intervention, j'ai pleuré sans arrêt.  J'ai vécu la première naissance dans la joie; la deuxième, ce fut dans la peine.  Au moins, ce matin-là, j'avais redécouvert le lien avec mon âme, la profonde liaison qui nous unissait et le but total de cette incarnation sur le plan terrestre.  Je n'étais pas totalement consciente de tout ce qui m'attendait et de tout ce que j'aurais à faire, mais je savais qu'en dialoguant avec mon âme, elle me communiquerait ce que je devrais faire dans cette vie.


Ce rituel n'est pas toujours nécessaire.  Cela dépend jusqu'à quel point l'âme n'est pas présente dans le corps physique.  À ce moment-là, je travaille sur plusieurs niveaux avant d'effectuer ce rituel afin de voir si l'âme ne s'intégrera pas d'elle-même.  Si une réintégration d’âme doit avoir lieu, il faut d’abord faire obligatoirement un traitement des corps subtils pour faciliter le processus de réintégration.


Josée Bak



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